
Sécuri-Parc
Sécuri-Parc est un projet de
police de type communautaire. Il vise à diminuer la commission d'actes de
petites délinquance à
l'intérieur des installations de loisirs et des parcs de la ville de Saint-Hyacinthe,
tout en favorisant l'amélioration de la qualité de vie en ces lieux. La stratégie
employée consiste à établir un processus qui permet aux intervenants du milieu
policier, des services sociaux, des services récréatifs et de l'entretien des parcs, de
se concerter dans l'élaboration d'actions orientées vers la résolution de problèmes.
Situation
Au cours des dernières
années, les autorités municipales de la ville de Saint-Hyacinthe ont constaté une
hausse considérable d'actes de vandalisme commis dans les parcs et les terrains
récréatifs. Afin de faire la lumière sur ce phénomène, la coordonnatrice des
activités communautaires aux Services
récréatifs et
communautaires de la Ville, madame Chantal Frigon, et le Commandant de la division de la
Coordination des programmes du service de la Sécurité publique, l'inspecteur Yves Petit,
ont décidé de réunir, le 17 avril 1996, les intervenants des terrains récréatifs, le
personnel d'entretien des parcs et certains intervenants locaux actifs auprès des jeunes.
Le bilan des interventions faites par les participants de cette rencontre démontra que le
vandalisme était une source de préoccupation majeure ainsi que d'autres incidents de
petite délinquance, tels que la consommation et la vente de drogues, le bruit et les
menaces verbales. L'ensemble des incidents vécus dans les parcs et les terrains
récréatifs généraient un sentiment d'insécurité élevé chez les intervenants, ayant
pour effet d'inhiber les interventions auprès des délinquants. Au niveau policier, nous
pensions que l'absence d'appels provenant de ces intervenants signifiait l'absence de
problèmes et non pas la perte de contrôle des lieux.
Selon nous, il était d'une
grand importance de ne pas laisser ces lieux à eux-mêmes car nous risquions d'observer
une dégradation du tissu urbain et une contamination de plus en plus grande. En effet,
plusieurs chercheurs tels que Skogan ainsi que Wilson et Kelling s'entendent pour dire
qu'un endroit qui est la proie du vandalisme et qui n'est pas pris automatiquement en
charge pour être remis en bon état risque fortement de stimuler d'autres individus à
répéter un comportement semblable à ce même endroit.
De plus, ils révèlent que les quartiers où l'on observe une
diminution du contrôle formel et informel et une présence de petits délinquants qui
agissent en toute impunité deviendront de plus en plus criminalisés et sous l'emprise de
ceux-ci.
Devant ce constat, ces postulats et le fort désir de l'ensemble des intervenants d'améliorer la qualité de vie dans les parcs et les terrains récréatifs, les participants à la rencontre ont décidé de former un comité et de passer à l'action.