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En 1710, nous ne
retrouvons à Saint-Hugues qu'une forêt vierge comprenant : érables, pins,
pruches, merisiers, ormes, fresnes, sapins, bois
blancs, épinettes rouges et blanches, hêtres. Ses seuls habitants sont :
l'orignal, le chevreuil, l'ours, le renard et des milliers d'oiseaux au
plumage des plus variés. Les Amérindiens, comprenant des Abénakis,
et quelques Micmacs fixés au village de Saint-François-du-Lac
en ont fait leur lieu de chasse privilégié.
C'est en 1710, exactement le 17 octobre, que Le sieur Claude de Ramesay devient propriétaire de la Seigneurie située près
de la rivière Scibouet qui tombe dans la rivière
Yamaska, sur laquelle il veut bâtir un moulin à scie. Cependant le sieur de Ramesay ne réside jamais dans la Seigneurie.
Vers 1798, le Seigneur de Ramesay-Bourchemin achète
la Seigneurie, mais ne bâtit qu'une habitation sur la rivière Scibouet, là où elle se déverse dans la Yamaska. À l'été
1818, sieur Hugues Lemoyne de Martigny (cousin de Lemoyne d'Iberville)
rencontre le Seigneur de Ramesay-Bourchemin et
achète la Seigneurie.
En 1819, Hugues Lemoyne de Martigny arrive le premier avec quelques hommes
robustes et jette les premiers fondements de la colonie. Là où la rivière Scibouet (appelée ainsi par les Abénaquis
à cause de ses eaux boueuses) se jette dans la Yamaska, on bâtit un logement
temporaire pour demeurer sur les lieux le temps nécessaire à l'exécution des
travaux et on y bâtit le moulin à scie.
En 1819, Louis Houle, 22 ans et son épouse Marie Côté de St-Marc,
s'établirent au 3ième rang. Hubert Lemieux de
Québec reçoit la concession voisine. Il a douze enfants qui s'établiront
presque tous à Saint-Hugues. Au premier rang, en 1821, s'établirent Médard
Goulet de Varennes, Jean-Baptiste et Pierre Dupré de St-Ours
et Eustache Gérard du « Grand Maska » (Saint-Hyacinthe).
Au 4e rang : Bénoni Latour
de Québec, Pierre Rielle-l'Irlande, marié à
Brigitte Plouffe. En 1822, le 2e rang connut ses
premiers habitants : M. Louis Proulx et M. Joseph Deschène qui venaient de Berthier. Vers 1826-1827, Sieur
Martigny fait bâtir le Manoir seigneurial dont on peut encore situer
l'emplacement du domaine un peu à l'est de la rivière. Dès 1823, Mgr Lartigue
fait marquer l'endroit de la future église qui sera dédiée à Saint-Hugues,
évêque de Grenoble, Hugues Lemoyne, Sieur de Martigny donne volontairement un
terrain qui deviendra le site de l'église paroissiale. En 1826, les gens de
St-Hugues faisant corvée et au moyen de contribution volontaire construisent
un presbytère-chapelle en bois. Cette première
chapelle fut bénie le 14 février 1827. En 1852, la paroisse de Saint-Hugues
est intégrée au diocèse de Saint-Hyacinthe et son premier curé Messire Brais
commence l'écriture des propres registres de la paroisse encore précieusement
conservés dans nos archives.
Une première église sera construite en 1835, et en 1843 des syndics sont
nommés pour s'occuper de la construction de l'actuel presbytère en pierre. Il
sera terminé et béni le 25 janvier 1847. Ce même jour on engageait François Rielle-l'Irlande menuisier de St-Hugues pour la
confection des galeries, d'une cheminée, des jalousies contrevents ferrés et
peinturés, des contre-portes aux salles publiques. En 1933, des travaux sont
exécutés afin de remettre au prêtre la salle qui servait aux assemblées du
conseil municipal.
En 1845, le sieur de Ramesay décède et le manoir
devient, en 1847, la propriété d'un autre « Ramsay »seigneur écossais qui se
convertit bientôt à la religion catholique et
devient prêtre en 1867. Il laisse le souvenir d'un homme simple et généreux,
ajoutant son nom de Ramsay à la Municipalité de St-Hugues. Il lègue son
domaine et ses dépendances à son frère, le juge de Ramsay. Si en 1830, la
population était de 376 habitants, en 1847, elle est de 2 200 habitants.
Au cours de 1852, Messire Archambault fait bâtir à l'extrémité nord-ouest du
village, une chapelle en brique devant être dédiée à Notre-Dame-de-Bon-Secours.
Elle remplace la simple croix plantée en 1827 durant le jubilé séculaire.
Aujourd'hui cette chapelle se trouve à l'entrée du cimetière. L'année 1855
marque l'arrivée des religieuses de la Présentation de Marie à Saint-Hugues,
communauté fondée en France en 1796 pendant la Révolution française et
arrivée à Saint-Marie de Monnoir
(Marieville) en 1853.
La procédure pour la construction d'une église plus grande s'ouvre le 30
septembre 1859. Trois cents soixante voyages de pierre de taille furent tirés
des carrières de St-Dominique et charroyés à St-Hugues par corvées. La pierre
angulaire fut bénite le 11 juillet 1861, et tout l'édifice le 28 septembre
1865. Cette même église fut détruite par la foudre le 6 avril 1979. Dès
l'automne, les travaux de construction de l'église actuelle débutèrent pour
se terminer au printemps suivant.
Un traversier pour la
« rivière Yamaska »
En 1859, M. Maurice Guilbault obtient une licence
de traversier sur la rivière Yamaska, traversier qui sera en service de mai à
novembre. M. Albert Lavallée assurera ce service à
la paroisse jusqu'à la construction du pont actuel en 1967.
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Rue « Notre-Dame », de rue Principale jusqu'en 1910, elle change
de nom parce que la chapelle Notre-Dame de Bon Secours était située sur cette
rue.
Rue « Ste-Élisabeth » en souvenir de sieur Plamondon de Ste-Élisabeth qui
fit les réparations majeures à l'église en 1865.
Rue « St-Jacques
» rappelle le nom d'un premier médecin à s'établir ici.
Rue « St-François », cette rue honore la mémoire du
maire François X. Bellehumeur.
Rue « du Couvent », rue conduisant au Couvent construit en 1853-54 et démolit
en 1961.
Rue « St-Germain », le premier magasin situé sur le
coin de cette rue était tenu par M. St-Germain.
Rue « Lafontaine » en souvenir du notaire Emery Lafontaine, secrétaire de la
municipalité pendant 23 ans. (1883-1906).
Rue « Palardy » : déjà, en 1880, cette rue est
désignée sous ce nom. Le Dr Palardy se dévouait
alors pour soigner les malades de la paroisse.
Rue « Yamaska », celle-ci conduit à la rivière Yamaska dont elle porte le
nom.
Texte tiré du cahier « 150ième de Saint-Hugues ».
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