Historique
Résumer en une page l’histoire des Saint-Damase, (200 ans) c’est quelque peu téméraire, j’en suis conscient et c’est pourquoi je me contenterai de souligner les grands moments et les dates importantes qui ont marqué l’histoire de notre paroisse.

Avant l’arrivée de nos ancêtres, le territoire de Saint-Damase se composait d’une foret de conifères. Ce territoire était souvent fréquenté par les amérindiens (Abénaquis) qui y venait chasser, le long de la rivière Yamaska.

Saint-Damase est intimement lié à l’histoire de Saint-Hyacinthe, car elle est n’y plus n’y moins, le prologement de la colonisation de cette seigneurie par les premiers défricheurs.

C’est en effet en 1748 que le Roi de France concède à Pierre François Rigaud, une vaste seigneurie couvrant le grand territoire de Saint-Hyacinthe d’aujourd’hui. Rigaud ne fait aucune colonisation sur ce territoire et il vend en 1753 sa seigneurie à Jacques-Hyacinthe Simon Delorme de Québec.

Le nouveau seigneur entreprend en 1757 le défrichement de son nouveau domaine. Très vite les premiers colons veanant surtout des paroisses de St-Charles et de Saint-Denis sur Richelieu vont entreprendre la colonisation des premières terres le long de la rivière Yamaska.

Puis suivra une deuxième concession, le rang d’Argenteuil, le rang Corbin en direction de la montagne de Rougement, puis les rang St-Louis, ainsi que le Cordon. Déjà en 1804, les habitants de ces rangs demandent à l’évêque de Québec, l’érection d’une paroisse. Celle-ci leur est refusée, mais ils reviennent à la charge en 1817, puis de nouveau en 1829 date où elle est acceptée et nous découvrons dans cette requête qu’il se trouve 442 terres concédées et déjà habités par autant de familles formant une population de 1022 âmes. Il faut ici rendre hommage au seigneur Debartzth de St-Charles qui avait hérité d’une partie de la seigneurie de St-Hyacinthe couvrant le territoire de Saint-Damase. C’est sous son administration que le territoire prit vraiment son essort (1811-1846).


L’année 1829 est importante car enfin l’évêque de Québec accepte la création de cette nouvelle paroisse sous le vocable de Saint-Damase. Puis en 1835, c’est l’érection civile de la paroisse de Saint-Damase et en 1845 dèbute le régime municipal et c’est Joseph Beaudry qui est élu maire. Depuis ce jour 30 maires lui on succédé.

Durant toutes ces années, c’est l’agriculture qui est l’activité principale de la paroisse. Quelques artisans vivent en marge de cette activité (forgeron, tonnelier, menuisier, charretier, ferblantier).

Les terres étant toutes concédées, c’est au village que se fera dorénavant le développement de Saint-Damase. L’aqueduc sera installé en 1927. Puis avec la montée du mouvement coopératif dans les années 1930-40, Saint-Damase verra apparaître des institutions qui marquent encore la vie de tous les jours chez-nous : la coop agricole, la coop avicole, la caisse populaire, la coop de conserves etc... Toutes ces institutions sont nées d’une volonté commune de prise en charge de notre développement économique. Plusieurs entrepreneurs privées emboîtent le pas. Il s’en suivit donc un développement immobilier et industriel considérable au village. Ce qui amènera la création en 1952 d’une municipalité distincte; la municipalité du village de Saint-Damase.

Malgré le fait qu’il y ait deux entités municipales différentes tous les service municipaux sont partagés.

Saint-Damase village et paroisse se sont développés au cours des années. Soyons fiers de ce que nos ancêtres ont fait. Il n’avait qu’un but: Rendre la vie plus facile à ceux qui allaient suivre. Soyons reconnaissants pour ce qu’ils nous ont légué.

Gilles Bachand, juillet 1990 Comité du Patrimoine de Saint-Damase

Extrait du Le Journal de St-Damase, Cahier Spécial